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Comprendre le traumatisme : pourquoi certaines blessures du passé nous bloquent encore aujourd’hui

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Il y a des situations qui déclenchent chez nous des réactions disproportionnées : une angoisse soudaine, une boule au ventre, l’envie de fuir ou au contraire de figer, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Souvent, ces réactions trouvent leur origine dans un événement passé — parfois ancien, parfois oublié consciemment — que le corps, lui, n’a pas oublié. C’est ce qu’on appelle un psychotraumatisme.

Le traumatisme, ce n’est pas seulement « l’événement grave »

On associe souvent le mot « trauma » à des événements extrêmes : accident, agression, catastrophe. Mais le traumatisme, au sens psychologique, désigne surtout la façon dont un événement a été vécu et intégré par le système nerveux — pas uniquement sa gravité objective. Une chute, une humiliation, une séparation difficile, un accouchement compliqué, peuvent laisser une empreinte aussi marquante qu’un événement plus « spectaculaire », selon le contexte, l’âge, et les ressources disponibles au moment des faits.

Pourquoi certaines blessures restent « actives »

Face à un danger ou une menace, le corps déclenche des réponses de survie automatiques : fuite, lutte, ou sidération (figement). Normalement, une fois le danger passé, le système nerveux revient à un état de calme. Mais parfois, cette « décharge » ne se fait pas complètement. Une partie de l’expérience reste comme suspendue, prête à se réactiver dès qu’une situation présente rappelle, même inconsciemment, l’événement passé.

C’est pour cela qu’une personne peut se sentir submergée par une angoisse intense face à une situation a priori anodine — prendre la parole, monter dans une voiture, sentir une odeur particulière — sans faire consciemment le lien avec l’origine de cette réaction. Le corps réagit comme si le danger était encore présent, alors que la tête sait que ce n’est plus le cas.

Ce que cela implique au quotidien

Ces blocages peuvent se manifester de différentes façons :

  • des crises d’angoisse ou montées de stress qui semblent disproportionnées
  • des réactions corporelles (tension, oppression, nausée) sans cause médicale identifiée
  • des comportements d’évitement (éviter certains lieux, situations, sujets)
  • une difficulté à faire confiance, à se sentir en sécurité, même dans des relations bienveillantes
  • une fatigue ou une hypervigilance chronique

Ces manifestations ne sont pas des « faiblesses » : elles sont la trace logique d’un système nerveux qui a fait ce qu’il pouvait, avec les ressources qu’il avait, au moment des faits.

Une approche qui ne nécessite pas de tout raconter

C’est ici qu’interviennent des outils comme le TIST. Contrairement à certaines approches qui demandent de revenir en détail sur les événements pour les « digérer » par le récit, le TIST part du principe que le corps et le système nerveux peuvent être apaisés directement, sans nécessiter de revivre ou raconter l’événement en détail.

Le travail consiste à :

  • reconnaître les réactions du corps comme des mécanismes de protection, et non comme des problèmes à éliminer
  • restaurer progressivement un sentiment de sécurité dans le moment présent
  • aider le système nerveux à « compléter » ce qui n’avait pas pu se résoudre au moment des faits

Cette approche est particulièrement adaptée pour les personnes qui se sentent dépassées à l’idée de « raconter » leur histoire, ou qui ont déjà fait ce travail par la parole sans que certains blocages corporels ne se résolvent complètement.

Et l’EFT Clinique dans tout ça ?

L’EFT Clinique vient souvent en complément : elle permet de travailler à la fois sur l’aspect émotionnel et corporel d’un souvenir ou d’une situation actuelle, en utilisant la stimulation de points spécifiques du corps. Les deux outils se complètent bien, selon ce qui se présente en séance.

En résumé

Si certaines réactions vous semblent disproportionnées par rapport à la situation présente, ce n’est probablement pas un hasard : le corps garde souvent la mémoire de ce que la tête a oublié ou minimisé. Des outils comme le TIST et l’EFT Clinique permettent d’apaiser ces blessures du passé, à votre rythme, sans qu’il soit nécessaire de tout raconter en détail.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, n’hésitez pas à me contacter pour un premier échange.

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